L’impact du digital sur l’environnement

La Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) consiste pour les entreprises à prendre en compte certains enjeux juridiques, environnementaux, sociaux, économiques et éthiques et à les intégrer dans leurs activités. Le but de cette politique RSE est de permettre aux entreprises de contribuer à l’amélioration de la société et à la protection de l’environnement.

Cette responsabilité sociétale passe ainsi par la notion d’écologie digitale dont 73% des français n’ont pas conscience.

1. Le digital et l’environnement : Un défi pour les entreprises

Les nouvelles technologies consomment toujours plus de ressources énergétiques. Les récentes accélérations digitales dûes à la pandémie de la Covid-19 n’ont fait qu’augmenter l’impact du numérique sur l’environnement.

L’utilisation de nouvelles technologies, du stockage de données ou encore la production d’équipements numériques sont responsables de ce qu’on appelle la pollution numérique :

  • 7 à 10% de l’électricité mondiale serait consommée par Internet.

Cette nouvelle forme de pollution est aujourd’hui une question importante qui doit rester dans l’esprit de chacun. Le numérique représente aujourd’h

  • 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde soit une fois et demi plus que l’aviation civile.
  • En France, le secteur du numérique représente 2% des émissions de gaz à effet de serre.
  • 34 milliards d’objets connectés et ces équipements représentent à eux seuls 47% des émissions du secteur.

2. Pourquoi le numérique pollue

On a tendance à croire que le digital permet la dématérialisation mais c’est tout le contraire. Internet et le digital passe par de nombreuses installations et infrastructures.

La chaîne de fabrication des appareils électroniques passe tout d’abord par l’extraction et le raffinage des métaux, énergies fossiles. Ils sont ensuite assemblés puis transportés vers leur lieu de vente final, ce qui génère de nombreuses émissions de gaz à effets de serre.

  • La fabrication d’un ordinateur portable de 2kg émet 103kg de CO2, sur les 156kg émis sur l’ensemble de son cycle de vie.

L’utilisation et la durée de vie de ces outils numériques font aussi partie des facteurs de pollution. Effectivement, la durée de vie de ces appareils implique tous les éléments qui les composent. La batterie par exemple, dépend entièrement de la manière de recharger l’appareil et son dysfonctionnement entraîne un changement d’appareil (tous les deux, trois ans pour un téléphone portable) et engendre un impact carbone insoutenable.

L’utilisation de ces outils numériques et l’ensemble des actions réalisées sur internet participent à la pollution digitale :

  • L’envoi d’emailing et les boîtes mails sont des facteurs de pollution importants : Envoyer 20 mails par jour pollue autant que parcourir 100 km en voiture (soit 9 kg d’émissions de C02 par an)
  • Le streaming, lui, est responsable de 60% des flux de données sur Internet soit 300 millions de tonnes de CO₂
  • Les recherches sur Google consomme près de 7g de CO2

Le stockage de la data dans les data center (bâtiments regroupant des centaines de serveurs) génère des quantités d’énergie importantes et donc des rejets en CO2 conséquents.

  • En Chine, les data center sont à l’origine de 2,35 % de la consommation totale d’électricité du pays.
  • En France, ils consomment 5,15 MWh/m2/an.
  • Globalement : un data center de 10 000 m2 consomme en moyenne autant qu’une ville de 50 000 habitants.

Enfin, tout le réseau internet passe par des câbles sous-marins, détruisant une grande partie de la flore maritime et en partie responsable de la pollution numérique.

  • 406 câbles sous-marins fonctionnaient début 2020 et seraient responsable de 28% des émissions de gaz à effet de serre.

Quelques chiffres clés de l’impact écologique du digital. Selon L’ADEME, la consommation électrique provient à :

  • 30% des équipements terminaux (ordinateurs, téléphones, etc.)
  • 30 % des datacenters, hébergeant nos données. Un data center a besoin d’être climatisé pour préserver l’intégrité des circuits électroniques. A cela s’ajoute la consommation d’énergie pour l’utilisation de ses serveurs en ligne.
  • 40% des réseaux, utiles pour faire voyager nos informations.

3. Solutions pour une utilisation du digital plus en accord avec notre planète

Le digital fait aujourd’hui partie intégrante de nos habitudes de vie, il ne peut donc pas être supprimé mais il est important d’accorder de l’importance à son empreinte carbone et d’apprendre à concilier le digital et l’écologie en se penchant sur des tendances “Green tech”.

Quelques règles de bonne conduite à suivre :

  • Premièrement, calculer l’impact écologique de son numérique (en tant qu’entreprise ou à titre personnel) vous permettra de vous rendre compte de votre empreinte carbone et de l’améliorer : de nombreux outils sont disponibles en open source ou avec un abonnement (comme Greenly ou Goodplanet).
  • Privilégier l’achat de matériel informatique d’occasion. L’achat de matériel reconditionné permet de réduire les coûts de production et favorise le recyclage. Il permet aussi de lutter contre l’obsolescence programmée (réduction volontaire de la durée de vie d’un produit afin d’en accélérer le renouvellement)
  • Débrancher ses appareils lorsqu’ils sont chargés ou inutilisés. Un téléphone portable par exemple, n’a besoin que d’une à deux heures maximum pour une charge complète, il est donc inutile de le laisser branché toute la nuit.
  • Limiter le nombre de recherches en formulant précisément ses requêtes afin de ne pas effectuer de recherche inutile. Il existe aussi des moteurs de recherche éco-responsable : Ces moteurs de recherche éco-responsables, comme Ecosia, mettent en place différentes solutions pour lutter contre le changement climatique. Par exemple, en consacrant une partie de leur revenu pour la lutte contre la déforestation.
  • Utiliser le wifi plutôt que la 4G, qui consomme 23 fois plus d’énergie.
  • Stocker des données localement et non sur un Cloud.
  • Se désinscrire des newsletters que nous ne lisons jamais, faire le tri et supprimer régulièrement ses mails pour nettoyer sa boîte mail. Il existe des nettoyeurs de boîte mail comme Cleanfox qui analyse et trie pour vous, les différents messages de votre boîte de réception. De plus, en utilisant des outils de calcul de l’empreinte CO2 de vos emails comme GreenNet vous pouvez ensuite réaliser des envois de newsletters plus responsable : “Greenmail”.
  • Enfin, privilégier des outils comme Google Drive ou les boîtes de dialogue pour limiter l’envoi d’emails avec des pièces jointes volumineuses.

Démarche RSE au sein de l’entreprise OUICOM*

Chez OUICOM*, la politique RSE mise en place depuis la première année de son ouverture est axée sur trois domaines : le respect de l’environnement, l’égalité des chances et l’engagement citoyen. Dans le respect de l’environnement, OUICOM* s’engage à privilégier les solutions les plus respectueuses pour l’environnement en garantissant les mêmes qualités de service à nos clients et favoriser les solutions les moins énergivores possible.

Il est absolument indispensable d’agir, chacun à son échelle, pour lutter contre la pollution numérique, réduire l’impact de votre consommation et aller vers un développement digital écologique. 

Source : Grizzlead et Hellocarbo

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