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AFTER EFFECTS, LE HUB DIGITAL

ON SAIT LE FAIRE

Apparu au début des années 90, After Effects s’est progressivement imposé comme un outil essentiel pour les vidéastes, les animateurs et même pour les graphistes.

En tant que motion designer, il s’agit évidemment de notre logiciel central. Lorsque l’on nous demande en quoi consiste notre métier, on répond d’ailleurs souvent qu’il s’agit de maîtriser After Effects.  

 

La place d’After Effects dans le monde des logiciels

Ce logiciel est l’un des plus riches et des plus complets de la suite adobe car il réunit des éléments de Flash, de Première Pro, d’Illustrator et de Photoshop. After Effects permet donc de presque tout faire en ce qui concerne l’image numérique animée et fixe. Il ne s’agit cependant pas d’un logiciel dédié à l’impression : en effet, les images produites ne s’adaptent qu’à la couleur et à la résolution des écrans. On notera également que même si After Effects dispose d’un moteur 3D, celui-ci est limité, le logiciel étant principalement pensé pour la 2D ; les grosses productions 3D étant plutôt réservées à Cinema 4D, Autodesk, Blender ou Houdini.

After Effects est donc un hub central digital d’Adobe capable d’intégrer efficacement les fichiers sources des logiciels voisins. L’intégration y est possible sous forme de compositions des formats Photoshop et Illustrator et a l’avantage de conserver l’assemblage des calques. Un montage réalisé sur Première peut également y être intégré afin de faire de la post production (étalonnage, effets spéciaux, titre dynamique…).

En bref, tout ce qui est en RVB et qui vient d’Adobe travaille en synergie avec After Effects (à l’exception de In Design).

After Effects et Premiere Pro : concurrents ou complémentaires ?

After Effects peut faire office de logiciel de montage mais son interface est un peu moins ergonomique que Premiere Pro. Ce paramètre est à prendre sérieusement en compte pour une longue vidéo composée de rushs assez lourds, avec un montage complexe. Si vous êtes sur un format ne dépassant pas les 5 minutes, After Effects fera tout à fait l’affaire.

Mais pourquoi faire son montage sur After Effects ?

Pour la simple et bonne raison que cela vous permet de vous occuper de toute la post-production (visuelle) de votre vidéo sur un seul et même support, et vous donne un certain gain de temps. De plus, After Effects vous permet d’aller plus loin que Premiere Pro : d’une part vous pouvez créer une animation à partir du logiciel seul, avec des options presque illimitées. D’autre part, vous pouvez compléter un rush avec du tracking, des déformations, de l’étalonnage… Ces fonctions peuvent aussi être présentes sur Premiere Pro mais n’y sont pas aussi étoffées.

En conclusion, si vous voulez faire une vidéo en format court avec une bonne dose d’effets, passez directement sur After Effects. Pour un résultat sobre avec un montage net et sans artifices, utilisez Premiere Pro et passez après sur After Effects si besoin.

Les deux logiciels sont donc complémentaires. After Effects compte malgré tout une longueur d’avance dans le monde des courtes vidéos sensationnelles qui peuplent la jungle du Web parce qu’il vous donne toutes les clefs en main pour répondre à toute sorte de demandes, du time laps en headline au logo animé en Gif.

Utiliser After Effects pour créer des images au format web ?

Une vidéo est une suite d’images qui défilent à grande vitesse sous nos yeux. After Effects étant à la fois un logiciel de traitement et de création de vidéos, il est évidemment possible d’en tirer des images et ce dans plusieurs formats : PSD (avec calques modifiables bien sûr), JPEG, PNG, TIFF et Illustrator (avec l’aide du plug-in Overlord pour ce dernier).

Les images obtenues avec After Effects sont au format écran, en 72 DPI et en RVB. Elles sont donc parfaites pour une utilisation sur internet car déjà adaptées au format web.

Ne comptez cependant pas sur After Effects pour créer un fichier PDF : ce format est l’apanage de la triplette Photoshop / Illustrator / In Design. Par ailleurs, il est tout à fait possible d’animer un fichier PDF avec After Effects. Le PDF étant un format réservé à l’impression et à la visualisation de documents, il est donc plutôt obsolète dans l’intégration d’un site web mais très utilisé en termes de présentation (maquette, plan SEO/SEA, charte graphique…).

After Effects constitue donc une sérieuse option pour la création d’images web, bien que la plupart des experts lui préfèrent Photoshop ou Illustrator, par habitude en général. Effectivement, After Effects, bien qu’intuitif, est un logiciel à l’apparence complexe. Cela est un frein pour une utilisation étendue à un public plus large.

Avec l’essor du Motion Design dans le monde de la communication ainsi que du nombre d’écrans dans nos vies, la balance devrait s’inverser dans les prochaines années car de plus en plus de graphistes découvrent ce logiciel par nécessité professionnelle.

 

 

 

 

Quelles sont les fonctions de Photoshop, In Design et Illustrator dans le design digital ?

Comme nous l’avons vu précédemment, After Effects est certes un logiciel très performant, mais n’est pas conçu pour le print. Cependant la triplette Photoshop – In Design – Illustrator si chère aux graphistes à son rôle à jouer dans l’équation du webdesign, chacun apportant son lot de spécificités.   

Photoshop, logiciel célèbre et de premier choix, donne la possibilité de créer une illustration ou un détourage à la tablette graphique, là où After Effect manque de fluidité et peut devenir compliqué. Photoshop peut se révéler plus efficace dans certains traitements d’images, avec des effets et des filtres qui lui sont propres.

Quant à Illustrator, il reste le logiciel maître en matière de dessin vectoriel, proposant différentes brosses et textures là où After Effects reste très minimaliste. Dans certaines vidéos de motion design, comme celles de la catégorie « Flat Design », on retrouve d’ailleurs une part importante de dessins vectoriels issus d’Illustrator. On notera pour conclure que Illustrator est capable de sortir des images au format SVG (vectorisées et adaptées au format web), ce format est très apprécié des intégrateurs car très léger et facile à intégrer.

Nous trouvons ensuite InDesign qui offre la possibilité de concevoir des maquettes de sites web grâce à son ergonomie adaptée spécialement à la mise en page. Cependant InDesign est un logiciel dont le rôle est principalement de créer des documents (du moins au niveau digital), il est donc utile dans la pré-production d’un site web (notamment pour les présentations) mais rarement utilisé lorsqu’il s’agit d’intégrer du contenu sur celui-ci.

La suite Adobe a dû toutefois faire face à la concurrence redoutable de Sketch, un logiciel pensé spécialement pour le Webdesign et disponible sur Mac. Adobe a alors créé Adobe XD, un logiciel similaire qui dans son approche ressemble beaucoup à InDesign qui est d’ailleurs devenu obsolète pour la création de maquettes web. Adobe XD comprend des options très pratiques, comme notamment la capacité à gérer l’expérience utilisateur grâce à un système de simulation de sites web (boutons cliquables, défilement …). Il est aussi possible d’importer directement les éléments d’Adobe XD sur son site internet, ce qui facilite le travail des intégrateurs.  Pour boucler la boucle, ce logiciel propose d’exporter son fichier pour un seul logiciel de la suite Adobe : After Effects, pour de belles présentations animées !

 

NOTRE CONCLUSION

Adobe After Effects est donc un logiciel polyvalent et particulièrement ouvert. À l’image d’un aéroport international de l’espace Schengen, des voyageurs de tous les logiciels voisins y passent sans encombre, qu’ils viennent de Photoshop, Première Pro, Adobe XD ou même du lointain Cinéma 4D. Les voyageurs provenant de Lightroom, InDesign, Dimension ou Audition sont par contre priés de s’exporter à la douane avant de pénétrer sur ces terres.

Entendu que nous n’avons évoqué qu’une partie des logiciels d’Adobe (ceux que nous utilisons), mais il existe aussi d’autres options telles que Speedgrade, Animate, Character Animator ou Dreamweaver.

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